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Comprendre le sujet

Le changement climatique désigne la modification durable des régimes thermiques et météorologiques de la planète, principalement liée depuis la révolution industrielle aux émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine. Cette carte mentale présente les mécanismes de l'effet de serre, les sources d'émissions, les impacts observés sur les milieux et les sociétés, ainsi que les politiques d'atténuation et d'adaptation menées aux échelles locale et internationale.

Mécanisme de l'effet de serre renforcé
L'effet de serre est un phénomène naturel : l'atmosphère laisse passer le rayonnement solaire, mais les gaz à effet de serre absorbent une partie du rayonnement infrarouge renvoyé par la surface terrestre, ce qui maintient une température moyenne habitable d'environ 15 °C. Le problème actuel vient du renforcement de cet effet par les activités humaines : la concentration de CO2 atmosphérique a dépassé 420 ppm, un niveau sans équivalent depuis plusieurs millions d'années. La combustion des énergies fossiles en est la principale cause, complétée par la déforestation et l'agriculture. Il faut distinguer les gaz par leur pouvoir réchauffant et leur durée de vie : le CO2 persiste des siècles, tandis que le méthane agit plus intensément mais plus brièvement.

Impacts différenciés selon les territoires
Le changement climatique frappe de manière inégale. Les régions polaires se réchauffent plusieurs fois plus vite que la moyenne mondiale, un phénomène appelé amplification arctique. Les zones tropicales et méditerranéennes subissent une hausse des sécheresses et des canicules, tandis que les littoraux, où se concentre une grande partie de la population mondiale, sont exposés à l'érosion et à la submersion. Les pays en développement, souvent situés dans les zones les plus vulnérables, disposent de moins de moyens financiers pour s'adapter, alors qu'ils ont historiquement peu contribué aux émissions. Cette asymétrie nourrit les débats sur la justice climatique et sur le financement de l'adaptation par les pays industrialisés.

Atténuation et adaptation : deux réponses complémentaires
L'atténuation vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre ou à capter le carbone : transition énergétique, sobriété, électrification des usages, protection des forêts. L'adaptation consiste à ajuster les sociétés aux effets déjà inévitables : digues, cultures résistantes à la sécheresse, plans canicule, urbanisme végétal. Ces deux approches ne s'opposent pas, elles se complètent : plus l'atténuation est lente, plus l'adaptation devient nécessaire et coûteuse. L'Accord de Paris de 2015 mobilise les deux leviers, avec un objectif de maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, et si possible à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle.

La mesure et l'expertise du climat
Les scientifiques croisent plusieurs sources pour établir le diagnostic climatique : relevés de température depuis le XIXe siècle, satellites, carottes de glace qui conservent les bulles d'air des époques passées, et cernes des arbres. Le GIEC, créé en 1988 par l'ONU, synthétise ces travaux dans des rapports d'évaluation publiés tous les six à sept ans environ. Ses scénarios d'émissions, appelés trajectoires SSP, explorent différents futurs selon les politiques menées. La distinction entre variabilité naturelle et tendance de fond est essentielle : les cycles volcaniques ou solaires existent, mais ils n'expliquent pas le réchauffement rapide observé depuis le milieu du XXe siècle.

Questions de révision

Quelle est la différence entre météo et climat ?

La météo décrit l'état de l'atmosphère à un moment et un lieu donnés, sur quelques heures ou jours. Le climat correspond à la moyenne des conditions météorologiques sur de longues périodes, généralement trente ans. Une vague de froid ponctuelle n'infirme pas le réchauffement climatique, qui se mesure par des tendances décennales à l'échelle du globe.

Pourquoi parle-t-on de justice climatique ?

Parce que les responsabilités et les vulnérabilités sont très inégales. Les pays industrialisés ont émis l'essentiel des gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle, tandis que de nombreux pays du Sud, faiblement émetteurs, subissent les impacts les plus sévères avec moins de moyens d'adaptation. La justice climatique pose donc la question du partage de l'effort et du financement des pertes et dommages.

Que représente l'objectif de 1,5 °C fixé à Paris ?

L'Accord de Paris de 2015 demande de maintenir le réchauffement mondial bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5 °C. Ce seuil de 1,5 °C a été précisé par le GIEC en 2018 : au-delà, les risques pour les récifs coralliens, l'eau et les populations côtières augmentent nettement. Chaque fraction de degré compte, car les impacts ne sont pas linéaires.