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codominance et dominance incomplète carte mentale

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Comprendre le sujet

La codominance et la dominance incomplète sont deux modes d'interaction allélique qui s'écartent de la dominance simple décrite par Mendel. Dans la codominance, les deux allèles s'expriment pleinement et restent visibles simultanément, comme les groupes sanguins ABO. Dans la dominance incomplète, le phénotype hétérozygote est intermédiaire, comme la couleur des fleurs de la belle-de-nuit. Cette carte mentale clarifie les définitions, les mécanismes et les exemples.

Distinction fondamentale entre les deux concepts
Dans la dominance simple mendélienne, un allèle dominant masque totalement l'expression du récessif chez l'hétérozygote. La dominance incomplète rompt ce schéma : l'hétérozygote présente un phénotype intermédiaire, comme si les traits se mélangeaient. La codominance suit une autre logique : les deux allèles s'expriment pleinement et simultanément, sans mélange ni masquage. La confusion est fréquente car les deux cas donnent le même ratio génotypique en F2 (1:2:1), mais les trois phénotypes y sont distincts différemment : intermédiaires dans un cas, combinés dans l'autre. Observer le phénotype hétérozygote permet donc de trancher entre les deux mécanismes.

Le cas des groupes sanguins ABO
Le système ABO illustre parfaitement la codominance car il combine les trois situations. L'allèle IA code une enzyme qui modifie les antigènes de surface des globules rouges, l'allèle IB code une enzyme différente, et l'allèle i n'en produit aucune forme active. Entre eux, IA et IB sont codominants : une personne de génotype IAIB possède les deux types d'antigènes et appartient au groupe AB. En revanche, i est récessif, si bien que les génotypes IAi et IBi donnent respectivement les groupes A et B. Ce système montre qu'un même locus peut présenter plusieurs types de relations alléliques selon les paires d'allèles considérées.

L'exemple classique de la belle-de-nuit
La belle-de-nuit (Mirabilis jalapa) est l'exemple scolaire de la dominance incomplète pour la couleur des fleurs. Un croisement entre une lignée à fleurs rouges et une lignée à fleurs blanches donne en F1 des fleurs roses, phénotype intermédiaire. L'autofécondation des F1 produit une F2 avec un ratio phénotypique de 1 rouge pour 2 rose pour 1 blanc, au lieu du ratio 3:1 attendu en dominance simple. Il est important de noter que le caractère rose n'est pas un mélange héréditaire : les allèles restent discrets, et un croisement entre deux plantes roses peut redonner des fleurs rouges et blanches.

Interprétation au niveau moléculaire
Ces phénomènes s'expliquent par la quantité et la nature des produits géniques. Dans la dominance incomplète, une seule copie fonctionnelle de l'allèle ne produit pas assez d'enzyme pour atteindre le phénotype complet : la dose de protéine compte, ce qu'on appelle un effet de dosage génique. Dans la codominance, les deux allèles produisent des protéines fonctionnellement distinctes, toutes deux détectables, comme les antigènes A et B des globules rouges. La dominance simple correspond au cas où une seule copie d'allèle suffit à produire suffisamment de protéine active pour masquer l'autre allèle.

Questions de révision

Quelle est la différence entre codominance et dominance incomplète ?

Dans la codominance, les deux allèles s'expriment pleinement et leurs effets restent visibles séparément, comme les antigènes A et B du groupe sanguin AB. Dans la dominance incomplète, le phénotype de l'hétérozygote est intermédiaire entre les deux homozygotes, comme les fleurs roses de la belle-de-nuit issues d'un croisement rouge × blanc.

Pourquoi le ratio phénotypique en F2 est-il de 1:2:1 dans ces deux cas ?

Le croisement entre deux hétérozygotes donne toujours trois génotypes dans les proportions 1:2:1. En dominance simple, les deux génotypes contenant l'allèle dominant fusionnent en un seul phénotype (ratio 3:1). En dominance incomplète et en codominance, chaque génotype correspond à un phénotype distinct, d'où le ratio 1:2:1 observable directement.

Un phénotype intermédiaire prouve-t-il un mélange des allèles ?

Non. Dans la dominance incomplète, les allèles restent des entités discrètes qui se transmettent intactes d'une génération à l'autre. Le phénotype intermédiaire résulte d'un effet de dosage : une seule copie de l'allèle produit une quantité insuffisante de protéine pour le phénotype complet. C'est pourquoi deux plantes à fleurs roses peuvent donner une descendance avec des fleurs rouges et blanches.