syndrome général d'adaptation carte mentale
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Comprendre le sujet
Le syndrome général d'adaptation est un modèle décrit par Hans Selye dans les années 1930. Il décrit la réaction de l'organisme face à un stress prolongé en trois phases : alarme, résistance et épuisement. Ce schéma, fondateur en psychologie et en physiologie du stress, explique pourquoi une sollicitation durable peut affecter la santé, notamment par le rôle des hormones comme le cortisol et l'adrénaline.
Les trois phases en détail
Lors d'une exposition à un stresseur, la phase d'alarme déclenche une réaction immédiate : le corps mobilise son énergie, le rythme cardiaque s'accélère et les hormones de stress sont libérées. Si le stresseur persiste, l'organisme entre en phase de résistance : il s'adapte et maintient un niveau d'activation supérieur à la normale, principalement grâce au cortisol. Cette adaptation a un coût énergétique élevé. Si la sollicitation dure trop longtemps ou s'intensifie, la phase d'épuisement survient : les défenses faiblissent et des troubles physiques ou psychiques peuvent apparaître. Selye insistait sur le caractère non spécifique de cette réponse, quelle que soit la nature du stresseur.
Le rôle de l'axe hormonal
Le cœur du modèle de Selye est la réponse endocrinienne. Face à un stress, l'hypothalamus stimule l'hypophyse, qui à son tour active les glandes surrénales. Celles-ci sécrètent d'abord des catécholamines comme l'adrénaline, responsables de la réaction aiguë, puis du cortisol, qui maintient l'énergie disponible en mobilisant le glucose. Ce circuit, appelé axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, est essentiel à l'adaptation à court terme. Cependant, une sécrétion prolongée de cortisol peut affaiblir le système immunitaire et perturber la mémoire. Les recherches ultérieures ont nuancé ce schéma en montrant que la perception subjective du stress influence fortement cette réponse hormonale.
Distinction entre stress aigu et chronique
Le syndrome général d'adaptation permet de distinguer deux situations. Le stress aigu correspond à une phase d'alarme brève : un examen oral, un freinage d'urgence ou une prise de parole en public. L'organisme retrouve ensuite son équilibre. Le stress chronique, en revanche, maintient l'organisme en phase de résistance pendant des semaines ou des mois, comme lors d'une surcharge professionnelle durable. C'est cette situation qui risque de mener à l'épuisement. Il faut noter que Selye distinguait aussi un stress positif, qu'il nommait eustress, d'un stress négatif, la détresse : la même activation physiologique peut être vécue différemment selon le contexte et l'individu.
Portée et limites du modèle
Le modèle de Selye a eu une influence considérable : il a fait du stress un objet d'étude scientifique et inspiré de nombreux travaux en psychologie de la santé. Il présente toutefois des limites. La réponse au stress n'est pas entièrement non spécifique : des recherches ont montré que sa nature varie selon le type de stresseur et l'interprétation qu'en fait la personne. Des modèles ultérieurs, comme celui de Lazarus et Folkman sur l'évaluation cognitive, ont complété cette approche en intégrant les facteurs psychologiques et sociaux. Le syndrome reste néanmoins une référence pédagogique pour comprendre les conséquences d'un stress prolongé sur la santé.
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Questions de révision
Quelles sont les trois phases du syndrome général d'adaptation ?
La phase d'alarme, où l'organisme réagit immédiatement au stresseur ; la phase de résistance, où il s'adapte et mobilise ses ressources, notamment par le cortisol ; et la phase d'épuisement, où les défenses s'affaiblissent si le stress persiste trop longtemps.
Quel est le rôle du cortisol dans ce modèle ?
Le cortisol, sécrété par les glandes surrénales sous l'effet de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, maintient l'énergie disponible pendant la phase de résistance. Une sécrétion prolongée peut toutefois affaiblir le système immunitaire et contribuer à la phase d'épuisement.
Pourquoi parle-t-on d'une réponse non spécifique ?
Selon Selye, l'organisme réagit de la même manière physiologique quel que soit le stresseur, qu'il soit physique, psychologique ou environnemental. Les recherches ultérieures ont nuancé cette idée en montrant que la perception subjective du stress modifie la réponse.